Environnement

Un épisode de pollution atmosphérique est en cours sur l’ensemble du département de l’Ardèche.

En raison de teneurs en Ozone très élevées, le préfet de l’Ardèche a pris un arrêté qui place les 2 bassins Ouest Ardèche et Vallée du Rhône en vigilance orange.

Les principales recommandations et mesures réglementaires en vigueur jusqu’à la fin de l’épisode de pollution sont les suivantes :

1. Se protéger pour limiter l’exposition aux polluants.

Population en général :

  • Limitez vos activités physiques intenses en plein air
  • Demandez conseil si vous ressentez une gêne respiratoire ou cardiaque
  • Évitez de vous exposer aux produits nocifs
  • Continuez d’aérer votre domicile

Personnes sensibles et vulnérables :

  • Préférez sortir le matin avant 13 heures et le soir après 20 heures
  • Évitez les activités physiques intenses en plein air
  • Demandez conseil si vous ressentez une gêne respiratoire ou cardiaque
  • Évitez de vous exposer aux produits nocifs

2. Agir pour limiter les émissions

Secteur industriel – Toute activité

  • Sensibilisation du personnel et vigilance accrue des exploitants sur le fonctionnement des installations (paramètres de fonctionnement, stabilisation des charges, bon fonctionnement des systèmes de traitement…) et sur l’application des bonnes pratiques.
  • Interdiction des opérations émettrices de composés organiques volatils (COV) : travaux de maintenance, dégazage d’une installation, chargement ou déchargement de produits émettant des composés organiques volatils en l’absence de dispositif de récupération des vapeurs, etc.
  • Interdiction des opérations émettrices de particules ou d’oxydes d’azote (manipulation des déchets, broyage, transfert de matériaux…) en l’absence de dispositif de traitement adéquat.
  • Mise en fonctionnement des systèmes de dépollution renforcés, lorsqu’ils sont prévus, pendant la durée de l’épisode de pollution.
  • Utilisation du combustible le moins émissif pour les installations pouvant fonctionner avec plusieurs types de combustibles. 
  • Limitation de l’usage des engins de manutentions thermiques au profit des engins électriques
  • Réduction de l’utilisation de groupes électrogènes aux intérêts essentiels, notamment de sécurité.

Secteur industriel – Gros émetteurs ICPE

Mise en œuvre des prescriptions particulières prévues dans les autorisations d’exploitation des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) en cas d’alerte à la pollution de niveau 1.

Secteur de la construction (chantiers, BTP, carrières)

  • Réduction sur les chantiers des activités génératrices de poussières. Le maintien de l’activité est conditionné à la mise en place de mesures compensatoires efficaces (arrosage, etc.).
  • Limitation de l’usage des engins de manutention thermiques au profit des engins électriques pour les établissements équipés des deux types d’engins.
  • Réduction de l’utilisation de groupes électrogènes aux intérêts essentiels, notamment de sécurité.

Secteur agricole et espaces verts

  • Tout fertilisant organique épandu doit être enfoui en même temps que le chantier d’épandage. Tout chantier d’épandage ne pouvant satisfaire à cette condition doit
    être reporté à la fin de l’épisode. Dans les zones vulnérables définies au titre de l’article R. 211-77 du code de l’environnement, l’obligation d’enfouissement ne porte pas sur les îlots culturaux sur lesquels une culture intermédiaire piège à nitrates ou une culture dérobée est implantée.

Secteur résidentiel

  • Interdiction de la pratique du brûlage des déchets verts à l’air libre. Les éventuelles dérogations sont suspendues.
  • Interdiction de l’utilisation des barbecues à combustible solide.
  • Interdiction des travaux d’entretien ou de nettoyage avec des outils non électriques ou avec des produits à base de solvants organiques (white-spirit, peinture, vernis) dans les espaces verts, les jardins publics et les lieux privés.

Secteur du transport

  • Renforcement des contrôles de pollution des véhicules.
  • Abaissement des vitesses de 20 km/h, pour tous les véhicules à moteur, sur tous les axes routiers où la vitesse maximale autorisée est normalement supérieure ou égale à 90 km/h. A compter du 1er juillet 2018, les axes dont la vitesse autorisée est égale à 80 km/h, seront limités à 70 km/h (mesure applicable le 27 juillet 2018 à partir de 05h00).
  • Réduire les temps d’entraînement et d’essai des compétitions mécaniques (terre, eau, air) de 50 %.

Collectivités

  • Interdiction des feux d’artifice pendant la période de pollution.

Pour plus d’informations vous pouvez consulter :

La Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt (DRAAF) de la région Auvergne-Rhône-Alpes, gère le Bulletin de Santé du Végétal des Zones Non Agricoles (BSV ZNA) est porté par la Fédération Régionale Défense contre Organismes Nuisibles (FREDON) Auvergne dans le cadre du plan Ecophyto du Grenelle de l’Environnement. Il a pour but d’établir le niveau d’infestation des différents bio-agresseurs surveillés sur chacun des territoires de la région. L'ensemble des bulletins de santé qu'elle édite sont accessibles ici.

Si la santé des végétaux de votre commune vous intéresse, devenez observateur pour le BSV ZNA. Contactez Marie ARCHIMBAUD Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

1. Santé

  • Brûler, c’est polluer son air et celui de ses voisins : pas malin si on vient d’une ville polluée pour venir « prendre le bon air ».
    En brûlant des déchets verts, on respire de nombreuses particules fines. Associées à d’autres, les colles de carton et les hydrocarbures aidant au démarrage du feu sont extrêmement nocifs pour les poumons. On considère qu’il y a 48 000 morts dus à la pollution en France, dont 8 000 en milieu rural et de nombreuses espérances de vie écourtées à cause des pollutions qui s’ajoutent les unes aux autres.
  • Brûler, c’est risquer le stress en cas de mauvaise maîtrise du feu. La panique peut provoquer des accidents mortels.
  • Brûler c’est risquer la santé des pompiers qui interviennent (4 morts en dix ans en Ardèche), des dizaines d’accidents et d’intoxications.
  • Brûler des déchets plastiques et autres matériaux de construction, c’est rejeter dans l’atmosphère et dans l’environnement proche et lointain des particules fines de cadmium, plomb, mercure, chrome, etc.
  • Brûler émet des gaz extrêmement nocifs pour l’opérateur et les voisins proches (monoxyde de carbone, oxyde d’azote, acide cyanhydrique, ammoniac, benzène, dioxine, etc.). Ces nombreuses particules restent localement sur le sol ou voyagent jusque dans le fond des vallées.

2. Économie

  • Le coût des interventions des pompiers pour le conseil départemental (en moyenne 600 ha par an) se chiffre en millions d’euros pris sur les impôts de tous.
  • La pollution par la fumée est très coûteuse pour la collectivité et la santé des concitoyens. Les fumées entraînent de graves problèmes respiratoires particulièrement chez les personnes âgées et les enfants.
  • Brûler, c’est contribuer au réchauffement climatique. Les coûts liés à la modification du climat sont considérables. Chacun apporte sa contribution à la baisse des émissions par un comportement responsable.

3. Environnement

  • Brûler favorise l’érosion et les effets de la sécheresse.
  • Brûler dans la châtaigneraie, c’est détruire les nombreux insectes parasitoïdes du cynips (dont le torymus).
  • Brûler, c’est détruire les organismes qui participent à la décomposition des déchets végétaux (collamboles, arthropodes, coléoptères, champignons, bactéries, etc.).
  • Brûler, c’est empêcher les micro-organismes de se développer dans le sol et de créer des bio-synergies avec les plantes, les arbres ou autres organismes qui vivent au niveau des racines (symbiose).
  • Brûler, c’est enlever la matière organique qui favorise la biodiversité des plantes, des insectes, (papillons, abeilles et autres insectes pollinisateurs) et par conséquent des oiseaux et chauve souris qui s’en nourrissent.
  • Brûler, c’est une méthode d’élimination dommageable à la qualité des sols. Ne pas brûler enrichit la terre.

4. Philosophie

  • Brûler n’est pas une tradition quand on n’est pas éleveur agriculteur.
  • Brûler, c’est s’autoriser à faire ce que l’on interdit aux enfants.
  • Brûler, c’est polluer des dizaines de milliers de m3 d’air qui ne nous appartiennent pas. C’est une liberté volée sur la liberté des autres. Le droit accordé à l’homme de respirer de l’air propre n’est-il pas supérieur au droit de polluer.
  • Brûler 500 kg de bois vert ou de matière verte revient à rejeter l’équivalent en C02 et en particules fines qu’on émet avec une voiture en faisant le tour de la terre.
  • La pyromanie est une maladie. Elle se soigne par l’écoute de la nature, et la connaissance de la réglementation. Ce n’est pas forcément de la malveillance, mais de l’absence de civilité et de solidarité.

5. Solutions

  • Elles existent dans de très nombreuses situations.
  • Lorsqu’on est propriétaire (ou locataire), on peut réserver un ou plusieurs m2 de terre dans un lieu peu fréquenté de son terrain pour y mettre les déchets soit découpés soit broyés.
  • La tonte de pelouse ou tout ce qui est vert favorise la décomposition des bois (rapport carbone sur azote C/N). La nature décompose les végétaux depuis des millions d’années. Un compost n’est pas sale, il est naturel. Favoriser la nature, c’est agir pour la planète : chacun un peu chez soi !

6. Sanctions

  • Le non-respect de l’arrêté préfectoral (absence de déclaration, feu non éteint avant la nuit, etc.) par les auteurs du brûlage fait encourir une amende de 135 €.
  • Si le feu échappe à la maîtrise de son auteur, et qu’il cause involontairement le destruction, la dégradation ou la détérioration d’un bien appartenant à autrui, l’auteur s’expose à minima à une amende de 15 000 € et à un an d’emprisonnement.
  • Si cet auteur n’a pas fait le nécessaire pour prévenir les secours, il s’expose à 30 000 € d’amende et 2 ans de prison.
  • Si l’incendie involontaire a provoqué la mort d’une personne, l’amende peut être portée à 150 000 € et 1 an d’emprisonnement.
    Les victimes de dommages et dégradations sur leurs terrains peuvent demander réparation en dommages et intérêts.
  • L’abandon ou l’incinération de déchets de chantier fait encourir à son responsable une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 €.

Depuis son introduction en France en 2004, la population de frelons asiatiques (vespa velutinapoursuit progressivement son installation dans le pays. Ce phénomène est source de difficultés, en particulier au niveau de l’apiculture.

Frelon Asiatique Bulletins municipaux 2016

En effet, il représente une menace pour différents insectes, dont il est le prédateur et notamment pour l’abeille domestique. Les ruchers sont pour lui une très bonne ressource alimentaire, surtout en fin d’été et durant l’automne, lorsque la colonie de frelon est en plein développement. Il a ainsi une action :

  • directe sur les colonies : du fait de la prédation et du stress qu’il occasionne en étant présent devant la ruche),
  • et indirecte : du fait de la diminution de la fréquence des sorties voire de l’arrêt de butinage qui engendrent un affaiblissement des colonies pouvant aller jusqu’à de la mortalité. Les conséquences économiques sur l’apiculture sont donc importantes.

La prédation exercée par le Frelon asiatique concerne non seulement l’abeille domestique mais plus largement tous les insectes, ce qui met potentiellement en danger un certain nombre d’espèces dites sensibles et porte atteinte à la biodiversité de son environnement.
Dans la région Rhône-Alpes, pour la saison 2015, 76 nids ont été découverts (49 en Ardèche, 24 dans la Drôme, 2 en Isère et 1 dans la Loire). Des individus ont également été observés dans l’Ain et le Rhône, sans que les nids aient été retrouvés. Le climat rhônalpin est peu favorable à l’implantation du ravageur et sa progression sur la région est relativement lente.
La lutte contre le frelon asiatique étant d’autant plus efficace qu’elle est précoce dans sa phase d’installation, un dispositif régional de surveillance et de lutte, assuré conjointement par l’Organisme à Vocation Sanitaire animal et végétal (FRGDS1 et FREDON2) a donc été mis en place et décliné au niveau départemental. Ainsi, au sein de chaque département, un réseau de référents est réparti sur le territoire. Leur rôle est :

  • de confirmer la présence du frelon asiatique suite aux signalements de cas,
  • de rechercher les nids en organisant des prospections locales à l’aide de bénévoles,
  • d’informer les animateurs départementaux, le maire et les apiculteurs,
  • d’accompagner le maire ou le propriétaire du terrain pour la destruction, vérifiant par la même occasion sa conformité.

À ce jour, aucun dispositif de piégeage sélectif et efficace n’ayant encore été mis au point, la lutte passe essentiellement par la destruction des nids, au cours de l’été et de l’automne, avant la sortie des fondatrices (qui a lieu à la fin de l’automne). Elle contribue ainsi à maintenir la population de frelons asiatiques à un niveau acceptable et à garantir la sécurité des populations. A ce titre, il est important de souligner que la majorité des nids est sans danger pour l’homme, sauf cas particuliers de nids construits trop bas ou occasionnant une gêne notable et nécessitant une sécurisation du site et une destruction immédiates.

En 2016, une campagne de communication est mise en place, et pour la deuxième année consécutive, afin de sensibiliser le grand public sur la menace que représente l’installation du frelon asiatique dans notre région. Elle comprend :

  • une affiche, envoyée à toutes les mairies rhônalpines et indiquant les coordonnées des intervenants à contacter afin de signaler un cas de frelon asiatique3. En cas de doute, il est possible de prendre une photo du nid ou de l’individu suspecté et de l’envoyer par mail, via les coordonnées affichées.
  • des fiches techniques, disponibles sur le site de la FREDON (www.fredonra.com) et offrant des informations complémentaires sur cet insecte.

Merci de votre contribution au signalement de nouveaux cas éventuels et soyez attentifs !

Dr Prémila Constantin
Vétérinaire pour la section apicole
GDS Rhône-Alpes

1 FRGDS : Fédération Régionale des Groupements de Défense Sanitaire
2 FREDON : Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles
3 Ce réseau de surveillance est dédié exclusivement au frelon asiatique, espèce exotique invasive. Pour la gestion de nids de guêpes ou de frelons communs, merci de contacter un désinsectiseur professionnel.

Aedes albopictus de son vrai nom, le moustique tigre est originaire d’Asie et se distingue des autres moustiques par sa coloration contrastée noire et blanche. Il s’est développé de manière significative et continue depuis 2004 en métropole où il est désormais présent dans 30 départements.

moustique tigre 2

Depuis 2012, il s'est progressivement implanté dans 6 départements (Ain, Ardèche, Drôme, Isère, Rhône-Métropole de Lyon et Savoie) de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ce moustique de très petite taille est particulièrement nuisible : ses piqûres interviennent principalement à l’extérieur des habitations, pendant la journée, avec un pic d’agressivité à la levée du jour et au crépuscule.

Il peut également être « vecteur » de la dengue, du chikungunya et du virus zika si, et seulement si, il est contaminé. Il s’infecte en piquant une personne contaminée, malade ou non, qui revient d’un voyage dans un pays où ces maladies sont présentes. Il devient ainsi capable de transmettre la maladie dans le proche voisinage en piquant ensuite des personnes saines.

Le moustique qui vous pique est né chez vous ! Le moustique tigre se développe surtout en zone urbaine, dans de petites quantités d’eau, et se déplace peu au cours de sa vie (100 mètres autour de son lieu de naissance).

Comment éviter la prolifération des moustiques ?

Quelques gestes simples

Les produits anti-moustiques (insecticides et répulsifs) ne permettant pas d’éliminer durablement les moustiques, il est nécessaire de limiter leurs lieux de ponte et de repos.

  • Supprimer les gîtes larvaires, c'est supprimer toute eau stagnante au domicile et autour, c'est couvrir, jeter et vider tous les récipients pouvant contenir de l’eau :
  • Supprimer ou vider régulièrement les petits récipients pouvant contenir de l’eau dans les jardins.
  • Vider les vases, les soucoupes des pots de fleurs ou les remplir de sable humide
  • Ranger à l’abri de la pluie tous les stockages pouvant contenir de l’eau : pneus, bâches plastique, jeux d'enfants, pieds de parasol, mobiliers de jardin…
  • Prévoir une pente suffisante pour que l’eau ne stagne pas dans les gouttières et les curer veiller à la bonne évacuation des eaux de pluie.
  • Couvrir les bidons de récupération d’eau de pluie pour les rendre inaccessibles aux moustiques (les couvrir d’une moustiquaire ou d’un tissu fin), retourner les arrosoirs.
  • Entretenir le jardin : élaguez, débroussaillez, taillez, ramassez les fruits tombés et les déchets végétaux, réduisez les sources d’humidité.

Pour en savoir plus
Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes : www.ars.auvergne-rhone-alpes.sante.fr
Entente interdépartementale (EID) Rhône-Alpes : www.eid-rhonealpes.com

Pour charger l'arrêté préfectoral, cliquer ici.

Informations supplémentaires